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Archive mensuelle de octobre 2012

Religion islamique à l’école catho ? Et la cohérence ?

 

Ainsi donc, le SEGEC voudrait pouvoir organiser des cours de religion islamique dans les écoles catholiques.  Certes, la déclaration d’Etienne MICHEL, qui fait le buzz depuis samedi, ne serait qu’une question, une hypothèse de travail en quelque sorte, pas une demande. Ceux qui auront lu cette déclaration du secrétaire général  du SEGEC réprimeront sans doute un haussement d’épaules. Depuis quand le SEGEC et son secrétaire général sortent-ils du bois sur un sujet pareil en toute innocence ? Depuis quand un organisme surreprésenté dans le cabinet d’une ministre qui souhaite se lancer dans la réforme des cours philosophiques, lance-t-il des paroles en l’air ?

Il n’y a donc guère de doute que la déclaration de samedi s’inscrit dans une stratégie et que  – quoi qu’en dise Etienne Michel – il s’agit bien de conserver ou de gagner des parts de marché. L’argument de M. MICHEL selon lequel on ne saurait à la fois reprocher au SEGEC de vouloir sélectionner son public et de vouloir élargir sa clientèle ne résiste guère à l’analyse. On se doit de conseiller  au secrétaire général de regarder ce qui se fait dans la grande distribution. Ouvrir des magasins de haut de gamme n’a jamais empêché des financiers de se lancer aussi dans le hard discount. On peut tout à fait trier son public et vouloir la plus large clientèle possible, histoire de se garantir un rapport de force favorable face aux pouvoirs publics. Laissons donc aux naïfs l’illusion de la démarche d’ouverture.

D’ailleurs, la petite idée du SEGEC est bien étrange si y regarde de près.

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Elections communales. Une parodie de démocratie ?

 

Il n’y a que les citoyens naïfs – et Zeus sait qu’ils sont nombreux – qui célébreront la « fête de la démocratie » qu’auraient dû être les élections communales de ce dimanche 14 octobre.

Certes nous ne sommes ni dans la Russie de Staline, ni dans l’Italie mussolinienne ou dans l’Allemagne nazie. Pourtant, ce lâche soulagement ne devrait pas nous dispenser de nous pencher sérieusement sur le fonctionnement de notre système représentatif. Et, sans vouloir révolutionner celui-ci de fond en comble, il faudrait au moins en limiter les dérives. Il faudrait aussi, avec constance, expliquer à un citoyen sous-informé (ou submergé d’informations inutilisables, ce qui revient au même), le dessous des cartes.

En vieux cynique, je me sens bien placé pour aider mes concitoyens moins informés de certaines subtilités de notre système. Un mode d’emploi de la démocratie pour les nuls en quelque sorte.

L’illusion du choix.

Le citoyen pense avoir le choix de ses élus. Oui, mais … . Le citoyen ignore généralement que l’ordre des candidats sur la liste est déterminant. Celui-ci permet de faire élire  des candidats qui comme on dit ‘ne feraient pas leur siège tout seul’.  Placer en deuxième  ou en  troisième place après un gros faiseur de voix un candidat pas très populaire, permet à celui-ci de bénéficier d’un mécanisme que pas grand monde ne comprend : ‘l’effet dévolutif de la case de tête’. Je ne porte pas de jugement. Le système permet de faire élire des gens compétents mais pas populaires (popularité et compétence n’ont malheureusement pas toujours des rapports  étroits). Il pousse aussi souvent à faire élire des apparatchiks, des bons petits soldats du système, dont la servilité est le seul moteur.

Qui détermine l’ordre ?  Dans le cas des communales, ce choix revient à chaque section locale, selon des modalités que chacune détermine. Selon les cultures de chaque groupe, les constitutions de listes seront plus ou moins démocratiques. Quelques balises ont été fixées par d’autres niveaux de pouvoir (quota de femmes, p.ex.), mais des marges de manœuvre existent : comment sera garantie la mixité, y aura-t-il des quotas par communautés, comment gérera-t-on la question des cumuls, etc. ?

Devant son bulletin de vote, le citoyen a  donc le choix – y compris d’influencer l’ordre  de présentation des candidats sur la liste – mais ce choix est limité par des décisions prises – en très petit comité – dans des sections locales de partis qui ont perdu un nombre significatif de leurs adhérents. L’époque des polls – ces préélections qui ressemblaient en plus petit aux ‘primaires’ américaines – est  bien révolue.  Quand les listes sont constituées par des sections locales qui pourraient tenir leurs assemblées générales dans cabines téléphoniques, pire quand elles sont élaborées par deux ou trois personnes, la démocratie y trouve-t-elle encore son compte ?

 

Les accords pré et post électoraux.

Le système électoral belge est indissociable du principe de représentation proportionnelle. Son corollaire est donc inévitablement l’accord électoral. Celui-ci intervient quasi toujours  après le scrutin (les majorités absolues sont rares et pas toujours bien assumées, ce qui  pousse à des élargissements dont la feinte générosité ne devrait pas abuser l’observateur impartial). Parfois, l’accord précède l’élection. On parle alors de préaccord et, dans ce cas, il est de deux espèces. Soit les partenaires assument et rendent leur accord public – sans pour autant rentrer dans le système de cartel qui consiste pour deux partis à se présenter ensemble à l’élection –  soit ils gardent  le secret. Dans les deux cas,  les signataires seront critiqués. S’ils se déclarent, on (les exclus de l’accord, bien entendu)  les accusera de fausser le jeu électoral.  S’ils ne disent rien, on les accusera – a posteriori – de magouille, s’ils respectent l’accord, ou de trahison, s’ils ne le respectent pas.

En politique, il serait totalement naïf de croire que les promesses d’avant scrutin puissent lier les partenaires. L’adage ‘pacta sunt servanda’ n’a pas cours ici. Le seul maître analyste en l’occurrence ne peut être que Machiavel et sa conviction que ce qui compte c’est la ‘verita effetuale della causa’. Autrement dit ce qui est bon et juste, c’est ce qui permet de gagner, d’emporter le pouvoir. Et cette stratégie, étroitement liée au résultat du scrutin peut se modifier pour un siège de plus ou de moins.

C’est la mise en œuvre de ce principe qui explique plusieurs rebondissements de ce dimanche soir. Laurette Onkelinx critiquant le barrage qui lui a été opposé par l’alliance LB, Ecolo, CDH à Schaerbeek; Martine Payfa  victime d’une coalition de battus, Philippe Moureaux débarqué à cause d’une partie de billard à trois bandes. Les listes MR défaites pour avoir obéi aux consignes du président du parti . Ce n’est pas antidémocratique, comme le rappellent tous les politologues. C’est peut-être immoral, mais la morale et la politique n’ont pas de liens vraiment étroits. En écrivant des lignes, je ne peux m’empêcher de penser aux répliques du Mariage de Figaro. La politique ? Mais c’est l’intrigue que tu me décrits ! »,dit le comte. « Politique, intrigue, mais c’est que je les crois un peu jumelles ! », répond l’audacieux Figaro On ne saurait mieux dire et les idées du sieur Caron, devraient être régulièrement  rappelées à tout notre personnel politique.

A cela s’ajoute un phénomène  nouveau, l’ingérence des états majors qui influencent les choix locaux en fonction d’enjeux régionaux, voire mieux. La querelle Kir/Demannez, les stratégies MR/FDF et autres montrent que l’indépendance des communes, tout comme la prépondérance des enjeux purement locaux appartiennent à une époque bientôt révolue. Les communes bruxelloises ne sont pas encore fusionnées, mais l’illusion du schaerbeekois  ou de l’anderlechtois maître chez lui vit certainement  ses dernières années.

 

Les dérives du ‘stemblok’.

Il y a une trentaine d’années, les élections communales permettaient le ‘panachage’.  Ce mécanisme – qui constituait un véritable casse-tête pour les malheureux volontaires chargés du dépouillement – permettait à l’électeur de voter en faveur de candidats figurant sur différentes listes. il s’agissait en fait d’entériner le fait qu’au niveau communal on vote plus par sympathie que par idéologie et que l’on peut faire confiance à X et à Z indépendamment des listes sur lesquels ils se présentent. Par ailleurs, les spécialistes de l’ingénierie politique ont, depuis longtemps, mis au point le système du stemblok. Pour faire simple disons qu’il s’agit d’un mécanisme qui consiste, par le biais de consignes de votes savamment orchestrées, d’influencer l’ordre de la liste d’un parti. Puisque les candidats sont élus en fonction de leur voix de préférence, un stemblok bien organisé permet une sorte d’effet de ‘saute mouton’ par lequel des candidats bénéficiant d’un soutien particulier passeraient par dessus  la tête d’autres dépourvus de ce même soutien. La pratique n’est pas neuve. Elle servait autrefois dans les partis traditionnels à régler des comptes entre ‘tendances’ ou ‘courants’ divers. Aujourd’hui, le stemblok semble être devenu ethnique. Et il gagne en efficacité à mesure que les réformes électorales successives ont réduit l’effet dévolutif de la case de tête. Ceux qui s’inquiètent de la montée du communautarisme feraient bien de s’interroger sur l’impact de ce mécanisme.  Pourquoi ne pas supprimer la case de tête et, dans le même temps, limiter le choix par préférence à un candidat ? On éliminerait à la fois l’effet pervers de la dévolution et celui – encore plus antidémocratique – du stemblok.

 

Le désert programmatique.

Ah où est le bon vieux temps des positions radicales ?  Quand reverra –t-on les affiches des campagnes d’antan ?  Fini l’époque où l’on pouvait inviter le citoyen à voter ‘contre les cléricaux, pour le  cartel des gauches’, où l’on savait si on allait voter pour le ‘coup de balai’ ou contre Rex.

Aujourd’hui – mis à part le catalogue interminable de promesses qui ne seront probablement jamais concrétisées -  qu’est -ce qui distingue des programmes que sépare l’épaisseur d’une feuille de cigarette ? L’habillage (graphisme, couleurs, etc.), le sourire des candidats (souvent retouchés grâce à Photoshop), et une surenchère de marques de bonne volonté.

Ces caractéristiques, qui relèvent beaucoup plus de la communication que de la politique, masquent surtout un extraordinaire vide programmatique. L’analyse fine des dépliants électoraux de 2012 montrent que tout le monde est d’accord sur l’essentiel et que personne ne se démarque sur rien.  Mis à part bien entendu les groupuscules extrémistes qui se démarquent sur tout, mais d’une manière tellement ridicule que leur score électoral est heureusement  inversement proportionnel à leur stupidité. Le positionnement hyper consensuel  des partis de pouvoir facilite évidemment les accords post-électoraux. Avant 1914, réconcilier cléricaux et bouffeurs de curés était aussi probable de réconcilier aujourd’hui De Wever et Maingain. Par contre, une alliance Courtois/Thielemans ou Schepmans/Turine n’est pas vraiment de nature à émouvoir les foules.

Admettons-le, nous sommes entrés dans une époque gestionnaire. Nous avons besoin d’un personnel politique compétent, qui puisse porter des projets.  Mais la complexité de la société contemporaine, la multiplication des niveaux de pouvoir, le cadenassage des règles et des procédures a tué le rêve. Les élections communales d’aujourd’hui sonnent le glas des grands municipalistes. Ceux qui ont des visions voient celles-ci obscurcies par les stratégies de la région ou du Fédéral. Ceux qui n’en ont pas, patientent  tranquillement en profitant d’une rente de situation ou en attendant de passer à l’échelon supérieur. Reste, parmi les élus, un certain nombre de bons serviteurs de la cause locale et du service au citoyen. En limitant leurs ambitions, ils servent vraiment la démocratie.

Avec un taux d’abstention de 20% à Bruxelles, un contexte où l’on se dit que le jeu préféré est ‘je te tiens, tu me tiens par la barbichette’, ceux qui comme moi ne sont plus des amoureux enthousiastes, mais tout au plus des amants désabusés se demandent forcément qui réenchantera la politique locale, premier rempart de la démocratie.

Stem cells research & human embryonic stem cells

Press release.

Brussels, October 9 2012.

It is with great interest and pleasure that we learned of the award of the 2012 Nobel Prize for medicine to Professors Gurdon and Yamanaka for their pioneering work on stem cell research. As the Nobel committee rightly states, their work has revolutionized science. In fact it does much more than that as it offers the hope for relief from suffering for millions of human beings throughout the world.
However, whatever the immense merits of John B. Gurdon and Shinya Yamanaka’s work on adult stem cells, it should not be used as a pretext to hamper human embryonic stem cells research. Since stem cells research is recent and therapeutically promising, it should be encouraged in all its options. As a consequence, it is essential that the European Union continues to contribute to this massive progress for humanity without any dogmatic views. And at times of economic turbulence, Europe has an opportunity to choose cutting edge research and to be a world leader in innovation.
We the undersigned, representatives of the organisations composing the Advisory Board of the European Parliament Platform for Secularism in Politics, therefore call on the European Union institutions to ensure adequate funding for stem cell research by the EU, including for the use of human embryonic stem cells, in the 2020 Horizon 8th Framework Programme 2014 – 2020.
Association Européenne pour la Pensée Libre (AEPL)
Catholics for Choice
Catolicas por el Derecho a Decidir de Espana
Centre communautaire laïc juif (CCLJ)
Centre d’Action Laïque (CAL)
European Humanist Federation (EHF)
European Network Church on the Move
Institut Maçonnique Européen
National Secular Society (NSS)
Contact:
Julie Pernet – European Humanist Federation (EHF)

Cellules souches & cellules souches embryonnaires humaines.

Communiqué de presse.

Bruxelles, le 9 octobre 2012.

C’est avec grand plaisir et intérêt que nous avons pris connaissance de l’attribution du prix Nobel de médecine aux Professeurs Gurdon et Yamanaka pour leur travail sur les cellules souches. Comme l’a souligné le Comité du prix Nobel, cette recherche porte les germes d’une révolution scientifique qui offre l’espoir d’un soulagement des souffrances de millions d’êtres humains dans le monde.
Bien que nous reconnaissions les immenses mérites de John B. Gurdon et Shinya Yamanaka, nous pensons que leur recherche sur les cellules souches adultes ne peut être un prétexte pour entraver les recherches sur les cellules souches embryonnaires. En effet, les recherches sur les cellules souches sont très prometteuses d’un point de vue thérapeutique et doivent donc être encouragées dans toutes leurs options. Par conséquent, il est essentiel que l’Union Européenne (UE) continue de contribuer à ces recherches sans se soumettre à aucun dogme. En cette période de crise économique, l’UE dispose à présent d’une opportunité unique de montrer de façon concrète qu’elle est prête à accroitre le montant des sommes allouées à la recherche et ainsi d’assumer son rôle de pionnière de l’innovation scientifique.
Les signataires de cet appel représentants des organisations constitutives de l’Advisory Board de la Plateforme du Parlement européen pour la laïcité en politique, en appellent donc aux institutions de l’Union européenne pour qu’elles garantissent un financement adéquat de la recherche sur les cellules souches, en ce compris la recherche sur les cellules souches embryonnaires humaines, dans le 8ème programme cadre pour la recherche et l’innovation « Horizon 2020 ».
Association Européenne pour la Pensée Libre (AEPL)
Catholics for Choice
Catolicas por el Derecho a Decidir de Espana
Centre communautaire laïc juif (CCLJ)
Centre d’Action Laïque (CAL)
Fédération Humaniste Européenne (FHE)
Institut Maçonnique Européen
National Secular Society (NSS)
Réseau Européen Eglises et Libertés
Contact:
Julie Pernet – Fédération Humaniste Européenne (FHE)
Phone: +32 (0)2627 68 24
Email : julie.pernet@laicite.net




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