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Archive mensuelle de septembre 2012

Rendez-vous en terre inconnue – la RTBF à Namur.

 

Le JT de ce vendredi 28 octobre a vraiment battu des records de bêtise. Le téléspectateur qui tente de résister – difficilement — à  la lobotomisation que nous inflige notre chaîne nationale a sans doute tiqué sur la suite de reportages ou d’infos données lors de la diffusion du JT de 19 h 30.

La journaliste nous sert d’abord la doxa officielle, à savoir que le 27 septembre, fête de la « Fédération Wallonie-Bruxelles » (wadesda veu nen bazaar ?) serait la «  fête de tous les Bruxellois ». L’exemple même de déclaration dont la stupidité ne le cède en rien à ses équivalents flamingants du style ‘tous les soldats morts sur l’Yser sont des flamands’ ou ‘la bataille des Éperons d’Or était un conflit linguistique’.

Que les Bruxellois francophones se reconnaissent dans la Communauté française de Belgique (seule appellation constitutionnelle) est une chose. Que le gouvernement de ce machin qu’une simplification institutionnelle pourrait utilement rayer de la carte embrigade, à leur corps défendant, les Bruxellois néerlandophones dans une Fédération qui sort des ‘matières personnalisables’ (culture, enseignement, etc.) pour entrer dans une logique régionale ne me paraît pas conforme à la loyauté fédérale. Je veux bien défendre les droits des francophones de la périphérie, mais ce genre de démarche affaiblit la cause qu’elle prétend défendre.

 

Mais la RTBF, semble parfois confondre info et divertissement. Improvisant dans la foulée, le JT nous a gratifiés d’un digest de ‘Rendez-vous en terre inconnue’. On connaît le concept de l’excellente émission de Frédéric Lopez. Emmener une personnalité vivre quelques jours avec une population la plus exotique possible. Évidemment, la RTBF, vu ses moyens financiers limités ne pouvait emmener personne en Papouasie ou dans les Tuamotou. Le JT a donc fait de son mieux avec ce qu’il a en amenant quelques Bruxellois à Namur.

Je n’ai pas été déçu. Ethnographiquement, le reportage était beaucoup plus instructif que l’émission originale. Moi qui suis Bruxellois (et fier de l’être), j’ai beaucoup appris. Imaginez-vous que les Namurois sont, presque, des gens comme nous. Enfin presque, parce que le journaliste a trouvé une indigène qui a souligné que nous les Bruxellois, ‘nous sommes gentils’, on ‘ne pose pas de problèmes’ même si, comme elle l’analyse finement ‘c’est quand même pas la même mentalité ‘

Le reportage nous a permis aussi de découvrir que, contrairement à une idée répandue dans la capitale (celle du pays, pas de la Wallonie), les Namurois ne sont pas aussi sous-développés qu’on ne le craignait. L’esbaudissement de nos Beulemans découvrant qu’il y a un piétonnier à l’ombre de la citadelle n’avait rien à envier à l’étonnement de Stanley retrouvant Livingstone ou à celui d’une vedette du show-biz découvrant un frigo dans la case d’un chef Massaï.

Vraiment, je paierai dorénavant ma redevance TV avec beaucoup plus d’enthousiasme. Je considère comme un devoir civique de soutenir une institution qui fait autant d’efforts pour promouvoir l’esprit critique, développer l’analyse historique et – surtout – favoriser la compréhension entre les peuples.

Après avoir ressorti Jules Destrée d’un oubli dans lequel son racisme foncier devrait le maintenir à tout jamais, je me demande si la Fédération ne va pas renouer avec des pratiques ancestrales. A un stand aux fêtes de Wallonie où l’on exhibera des Molenbeekois ou des Everois pour leur jeter des petits bouts de tarte à l’djote ou de vieux Herve, les fêtes de l’Iris rendront la pareille en gavant les tribus gaumaises ou tournaisiennes d’ettekeis et de pain à la grecque.

Dans un 21e siècle un peu confus, la Fédération Wallonie-Bruxelles nous aura fait faire un grand pas en avant vers le moyen-âge.

On ne peut pas caricaturer Mahomet !

 

Pas le moindre doute pour moi, on ne peut pas caricaturer le Prophète ! Ni Charly Hebdo, ni Kroll, ni personne d’autre ne peuvent dans faire paraître dans la presse des caricatures de Mahomet.

Le lecteur sera peut-être surpris de ma position. Mais, s’il est attentif, le lecteur aura remarqué que je ne dis pas que l’on ne doit pas caricaturer le Prophète, mais tout simplement que l’on ne peut pas, parce que c’est impossible. Ce simple constat devrait mettre un frein à la présentation tout à fait biaisée portée par les médias.

Depuis que ceux-ci rendent compte de la récente initiative du magazine satirique français, on n’arrête pas d’entendre que Charly hebdo n’aurait peut être pas du caricaturer Mahomet… ce qu’il n’a jamais fait… parce que c’est tous simplement impossible.

La question n’est pas de savoir si le moment choisi par CH était opportun ou pas. La question n’est pas non plus de savoir s’il existe ou non – en droit ou en morale – un droit au blasphème. La question – que je n’ai pas encore entendue poser par les radios ou les télévisions que je regarde ou que j’écoute – c’est de savoir simplement si la critique faite au magazine a le moindre fondement. Ma réponse est sans équivoque, on reproche aujourd’hui à CH quelque chose qu’il n’a pas fait parce que, l’eut-il voulu, il n’y serait pas parvenu.

Pour s’en convaincre, il suffit de revenir à la définition du mot caricature. Selon Wikipédia – qui dans ce cas précis fera parfaitement l’affaire – « une caricature (de l’italien « caricature”, « charge ») est un portrait peint ou dessiné qui charge certains traits de caractère souvent drôles, ridicules ou déplaisants dans la représentation d’un sujet. Derrière son caractère humoristique, la caricature est souvent un type de satire. Ainsi, elle est très utilisée par la presse depuis la massification de celle-ci au xixe siècle. »

 

Autrement dit, pas de caricature sans modèle préexistant. On peut caricaturer Sarkozy, Di Rupo, Churchill ou Guitry. On ne peut pas caricaturer Mahomet pour la simple raison qu’il n’existe aucune représentation du Prophète et que le barbu enturbanné des caricatures de Charly hebdo ou du Jylland Posten, n’est Mohammed que dans la mesure où on ne décrète que c’est lui.

Par contre, l’unanimisme des médias belges et français à répéter que CH a caricaturé Mahomet me semble un peu suspect. Quelle qu’en soit la cause, il affaiblit en tous les cas le combat pour la liberté d’expression.

Un de mes professeurs de psychologie rappelait souvent que sur le carton, il n’y a qu’ une tache d’encre. Le papillon, les nains ou le reste sont dans la tête de ceux qui regardent la tache, ni plus ni moins. Si vous dessinez un arabe, barbu et enturbanné, poussé par un rabbin à chapeau, certains y verront juste ça.  Si d’autres y reconnaissent Mahomet et Rabbi Jacob, c’est leur problème. Le propre des techniques projectives (comme le test des taches d’encre de Rorschach) est de révéler, à travers les interprétations de ceux à qui on les présente, un éventail de pathologies. Les caricatures seraient-elles le Rorschach du 21e siècle ?

Jules Destrée, un raciste wallon ?

 

On connaît parfois l’Institut Jules Destrée, qui fait parler de lui aujourd’hui, jour de distribution de médailles pour les défenseurs de la wallonitude, On connaît sans doute moins Jules Destrée, l’homme politique.

Les gens cultivés savent qu’il est l’auteur d’une célèbre » lettre au Roi », adressée à Albert 1er en 1912 et d’une célèbre formule : « Sire, il n’y a pas de Belges ! ». L’inculture générale, puissamment aidée par la machine à décerveler médiatique, fait l’impasse sur le contenu de cette fameuse lettre.

Moi-même, je l’avoue, j’ai découvert aujourd’hui l’effarant contenu de ce texte qui vouerait son auteur – s’il avait été flamand (ou allemand) – aux gémonies par tous les militants de l’antiracisme. Destrée, et l’Institut qui porte son nom bénéficient, en Wallonie et à Bruxelles, d’une image favorable. Pourtant, à y regarder de plus près, la pensée de Destrée est sans doute une des clés interprétatives du radicalisme flamand.

Lire la suite de ‘Jules Destrée, un raciste wallon ?’

D’Ambrosio en F1 ? Rien à foutre !

 

Franchement, les médias me gonflent. Les journaux télévisés sont de plus en plus en plus des machines à décerveler qui feraient pâlir d’envie le Père Ubu. Oscillant perpétuellement entre les pipolâdes et l’encensement des sportifs, quand les JT n’essaient pas de faire pleurer Margot, ils essaient de mobiliser l’admiration des beaufs.

 

Francorchamps ce dimanche. Plusieurs voitures se télescopent au démarrage. Un pilote français se retrouve sanctionné pour conduite dangereuse. Un grand prix de suspension donne enfin la chance à un pilote belge de prendre un volant. Et là, on constate que les médias – qui s’ils faisaient un peu mieux leur travail trouveraient peut-être des sujets un peu plus intelligents – ne se tiennent plus. Trois jours de suite, le pauvre téléspectateur est gavé de cette question métaphysique : Jérôme d’Ambrosio pilotera-t-il une Lotus dimanche prochain ?

Première remarque, à moins d’avoir le QI d’une huître de Zélande, vous aviez la réponse deux minutes après la décision de suspension.

Deuxième remarque, qu’est qu’on en a à foutre ? C’est qui ce type qui fait vroum-vroum entre les arbres de l’Ardenne bleue ? Un génie, un futur prix Nobel ?

C’est surtout un de ces pilotes qui permettent à de gros machos de passer trois jours le long d’un circuit à se shooter à la Jupiler et aux vapeurs d’essence à haut indice d’octane. Tout ça au frais d’une Région wallonne dont on se demande si elle n’a rien de mieux à faire. Évidemment, on vous dira que ça fait des retombées économiques. Tu parles ! Avec des touristes hollandais qui arrivent dans les campings avec leurs bocaux de pindakaas et les fans de Schumi avec leurs stocks de Bratwurst, pas certain que les commerçants locaux fassent une tellement bonne affaire.

 

Alors, que Jérôme pilote dimanche ou pas… . Voilà qui n’aura guère d’impact sur ma fierté nationale. Ça ne m’empêchera pas non plus d’avoir une pensée émue pour le gamin de 15 ans qui se trouvait dans la Ferrari d’un amateur de F1 qui aurait été bien inspiré de ne pas confondre l’autoroute vers Verviers avec le circuit de Francorchamps. Les pilotes, contrairement à leurs devanciers d’il y a cinquante ans ne veulent plus courir de risques physiques, ils les laissent aux conducteurs inconscients, pas sûr que cela les exonère d’une certaine responsabilité morale.

PS: le footballeur Axel Witsel a été vendu (loué ?) par Benfica  au Zenit St Pétersbourg pour la coquette somme de 40 millions d’euros. Le Standard avait vendu le même Axel à Benfica l’an dernier … pour 6,5 millions! Les portugais sont une nation de marchands, donc de négociateurs ! Petite question pour finir. j’avais cru comprendre que l’esclavage était aboli … .




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