Archive mensuelle de mars 2012

sanctuariser l’école pour sauver l’enseignement.

 

Depuis des mois, voire des années, le discours est unanime, l’enseignement se porte mal. La pénurie, la formation initiale déficiente, le « décrochage » des jeunes enseignants sont abondamment commentés. Pourtant, l’observateur attentif ne peut qu’être déçu par le manque de profondeur des analyses ou par l’incapacité à formuler des solutions.

Pour ma part, je suis frappé de l’absence ; dans l’analyse des causes de ce malaise, de réflexion sur les attentes sociétales à l’égard de l’école.

Deux mutations importantes, coulées dans les textes législatifs à la fin des années nonante ont, à mon sens contribué à accentuer le malaise de l’école dans des proportions dont leurs promoteurs n’ont sans doute jamais évalué l’impact.

Comme le sociologue Marcel Gauchet l’a décrit de manière plus globale dans le Désenchantement du monde, on peut sans doute estimer qu’il y a eu, en CFWB, une volonté de désenchanter l’école ou, du moins, de la désacraliser.

L’absence du rempart que constitue en France le mythe de l’école de la république a mis le système scolaire belge à la merci de ce que d’aucuns qualifient de « comités d’usagers ». Sous la pression de certains lobbies, les écoles ont été invitées à donner une place aux Conseils de participation et à s’ouvrir aux partenariats.

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Les jeunes profs décrochent. Une étude de l’UFAPEC.

 

La Libre de ce lundi 5 mars 2012 fait écho à une étude commanditée par l’UFAPEC qui tente d’analyser les causes du « décrochage scolaire » – une fois n’est pas coutume non pas des élèves mais des enseignants.

Ce qui me fascine toujours dans ces études, c’est leur décalage avec la réalité de terrain. Les jeunes chercheurs qui se lancent dans ces études atterrissent de  temps en temps chez moi pour un entretien. Ils ont en commun leur enthousiasme, leur bonne volonté, leur gentillesse… et leur méconnaissance totale du sujet dont ils viennent vous entretenir !

 

L’étude « Jeune enseignant : pourquoi tu pars ? » commanditée par l’Ufapec et menée par Anne Floor n’échappe pas à ce constat.

Quelques remarques de forme, d’abord. Cette recherche, qui voudrait répondre à une question importante, fait huit pages ! Elle ne donne aucune information sur sa méthodologie (questionnaires, interviews, les deux ?), et ne permet pas du tout d’évaluer la pertinence de la démarche, ni la pertinence de l’analyse. Cela n’empêche pas la Libre de lui donner un statut de recherche scientifique.

Constatons que nous ne savons rien non plus des références de la « chercheuse » qui ne s’identifie pas dans l’étude, mais dont l’article du 5 mars laisse penser qu’elle ferait partie d’une structure de recherche de l’UFAPEC. Lire la suite de ‘Les jeunes profs décrochent. Une étude de l’UFAPEC.’

une Europe toujours plus sécularisée

Un texte de David Pollock,  président de la Fédération Humaniste Européenne

“All states in Europe are moving towards secularism” –

EHF President

1 March 2012

Speaking at a seminar in Brussels yesterday, EHF president David Pollock suggested that all states in Europe were progressing, from different starting points and at different speeds, towards secularism.

He was commenting on part of an EU-financed study on Identities and Modernities in Europe, a collaboration between several universities across Europe, part of which had looked at religion in schools in Bulgaria, Croatia, France and the United Kingdom – see here.

He said: “From the time of the Westphalian settlement, when states stopped trying to impose their religion on other states in the wars of religion and decided instead that cuius regio, eius religio*, governments have taken sides on what religion their citizens should follow and have only slowly come to concede individual liberty. . .  But no state has fully followed through the implications of individual freedom of religion or belief . . .

“Even so, European standards are, at least formally, secularist – in the sense of neutral as between different religions and beliefs. Defenders of church privilege try to depict a secular state as an atheist state. They are wrong, and sometimes cynically and consciously wrong.  A secular state, by not taking sides for or against religion or atheism, for or against one belief or another, is the best guarantor we have of freedom of religion or belief. Europe has espoused secularism, human rights and equality and non-discrimination . . .

“In this neutrality, this secularism, the European institutions reflect the views of the population. Europeans are increasingly alienated from religion and religious institutions. This has been repeatedly demonstrated in the EU’s own Eurobarometer surveys, carried out across Europe . . .

“So I believe that the contrasts brought out by today’s research are reflections less of fundamental differences between the four states studied than of the distance each has travelled towards secularism in its role as guarantor of freedom of religion or belief from their hugely different starting points. Thus their historical backgrounds, rather than any principled policy-making, has determined where each country stands on the treatment of religion in school.”

* “The religion of a state shall be that of its ruler.”




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