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Archive mensuelle de janvier 2012

L’avenir des cours philosophiques ? Faire preuve de créativité.

Pour répondre à deux questions successives à propos des cours de morale puis des cours de religion, un petit détour par l’histoire semble indispensable.

 

En 1830, l’enseignement – non obligatoire et très embryonnaire – est quasi totalement assuré par l’église catholique. Pour créer la nouvelle Belgique, les partisans des idées neuves (qui ne s’appellent pas encore libéraux, mais qui en sont les ancêtres) et les catholiques (qui, à l’époque, assument leur conservatisme et leur hostilité à l’esprit des Lumières) doivent faire un compromis. Les catholiques vont concéder des libertés qui – en 1830 – n’ont pas d’équivalent en Europe : liberté de conscience, d’association, de la presse sont inconnues ou réprimées en Pologne, en Russie, mais aussi en France, en Italie ou en Espagne. Les « libéraux » concéderont aux catholiques la liberté de l’enseignement. Une position réaliste puisque le monopole de l’Église dans le domaine est quasi incontestable. Les congrégations et les paroisses sont quasi les seules à organiser la scolarisation des élèves.

La première loi organique de l’enseignement primaire (1842) oblige les communes à organiser de l’enseignement primaire, mais le choix qui leur est laissé de créer une école ou d’adopter une école catholique existante ne menace guère le monopole de l’enseignement catholique.

De plus, l’enseignement de la religion reste obligatoire et s’exerce sous le contrôle du curé de la paroisse qui a autorité sur l’instituteur.

C’est pourtant à partir de cette époque que le clivage commence à s’installer. Les communes à majorités catholiques adoptent et maintiennent leur confiance dans la paroisse ou dans les congrégations pour organiser l’enseignement. Les communes à majorité libérales (souvent dans les grandes villes, mais pas exclusivement), choisissent de créer leurs écoles et vont, progressivement, prendre des distances avec le contrôle de l’autorité ecclésiastique.

La création du premier ministère de l’Instruction publique et la décision de Pierre Van Humbeek de remplacer le cours de religion, obligatoire, par un cours de science vont déclencher la Première Guerre scolaire. À l’excommunication des instituteurs des écoles publiques, s’ajouteront les prières imposées par le mandement des évêques condamnant la nouvelle politique : « des écoles sans dieu et des maîtres sans foi, délivrez-nous seigneur ».

Dès ce moment, le paysage scolaire belge est dessiné et les affrontements entre cléricaux et anticléricaux vont durer jusqu’au « Pacte scolaire » de 1958, un traité de paix censé mettre fin, à l’issue d’une deuxième guerre scolaire, aux rivalités entre l’enseignement officiel et confessionnel.

Que l’on me pardonne ce long détour, mais il est indispensable pour comprendre la question des cours philosophiques dans l’enseignement public.

L’organisation de ceux-ci dans l’enseignement officiel est – incontestablement – une concession au camp catholique puisque jusqu’en 1958, l’enseignement de la religion se faisait en dehors de l’horaire des cours. Ce système d’organisation s’inspirait de la vision française selon laquelle l’éducation religieuse n’a pas de place dans l’école publique. La contrepartie – accordée à des défenseurs de la laïcité mal organisés et peu soutenus par des partis non confessionnels pressés d’en finir (libéraux et socialistes) – était la création d’un cours de morale « non-confessionnelle » aux contours mal définis et au recrutement peu assuré.

De 1959 jusqu’aujourd’hui ont a vu l’augmentation du nombre de cours organisables à la foi par la reconnaissance de nouveaux cultes et par l’accroissement de diversité culturelle et religieuse.

Ce qui, en 1959, ne découlait que d’un accord entre catholiques et laïques aboutit aujourd’hui à une complexité d’organisation extrême.

Le principe de base de l’organisation des cours philosophiques est simple. Offrir aux élèves l’accès à l’ensemble des cours organisés par les cultes reconnus. Les cours devant bien entendu être organisés en parallèle, plus l’offre est importante, plus elle est compliquée à organiser. On peut donc, sans grand problème, affirmer que le système a atteint sa limite organisationnelle et que – quoi qu’on puisse penser par ailleurs de la pertinence de ces cours – leur présence dans l’organisation des écoles a un impact négatif sur la pédagogie.

Une réforme de l’organisation qui ne modifierait pas fondamentalement les choses n’a donc aucun intérêt.

Deux options s’offrent à nous. La première est le remplacement des cours philosophiques par un cours unique de philosophie. L’autre, le remplacement par un cours d’initiation à la diversité religieuse et culturelle inspiré du modèle anglais (religious education). L’un ou l’autre des choix modifiera nos habitudes. Mais il ne fait guère de doute qu’il est devenu urgent de réformer en profondeur le système actuel qui ne satisfait plus personne. Devant les difficultés de recrutement, les problèmes de contenu de certains cours, les perturbations générées par les cours, il faut admettre que les cours philosophiques créent plus de soucis qu’ils ne produisent d’effets positifs. Il est donc grand temps de nous adapter aux réalités d’aujourd’hui en abandonnant les tabous d’hier.

Plan W. En voor de Brusselaars … nikske ?

Charles Piqué a raison, il faut éviter de mettre de l’huile sur le feu du chaudron dans lequel se concocte l’avenir de l’hypothétique « fédération Wallonie-Bruxelles ». Mais Philippe Moureaux a tout autant raison de mettre les Bruxellois en garde contre le retour du régionalisme wallon. Il est malheureusement probable que les deux pontes du parti socialiste seront démentis par les tendances lourdes de l’histoire.

Une illustration des craintes que les Bruxellois peuvent avoir ? L’exemple de l’enseignement. Les beaux discours sur la fameuse solidarité WB se heurtent de plein fouet aux réalités budgétaires. Il suffit de deux exemples pour s’en convaincre.

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Un sujet brûlant : Jeanne d’Arc.

Nos amis français ne ratent que rarement une occasion de se couvrir de ridicule. Les gesticulations actuelles du personnel politique d’outre-Quiévrain ne font que renforcer cette impression.

Mais ce qui est encore moins rassurant ce sont les rappels – JT d’A2 de ce 6 janvier – des diverses récupérations de la Pucelle dont se sont rendus successivement responsables de Gaulle, Giscard et – mais doit-on s’en étonner – Mitterrand.

Sans adhérer à l’idée d’une pucelle qui n’aurait pas existé, on ne peut que s’étonner devant les manipulations auxquelles se livrent les politiques – depuis plusieurs siècles – pour mettre Jeanne au service de leurs intérêts.

Faut-il que la République ait besoin de se mentir à elle-même pour encenser ce personnage dont l’histoire – sinon l’existence – pose plus de questions qu’il ne fournit de réponses ? Faut-il que les intellectuels soient tombés bien bas pour qu’une discipline comme la critique historique soit reléguée aux oubliettes et subissent, en fin de compte, un sort moins enviable que celui de la bergère de Domrémy ?

 

Ne serions-nous pas en droit d’attendre un grand mouvement de protestation en réaction à cette avalanche de guimauve moyenâgeuse ? Ne serait-on pas en droit d’espérer que des profs d’université, des philosophes réagissent ? Ne devrait-on pas exiger le rappel de quelques grandes vérités ?

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Garder les profs à l’école ? Une bonne idée ? C’est à voir.

(un commentaire de l’article posté ce 6 janvier 2012 sur le site enseignons.be – http://www.enseignons.be/actualites/2012/01/06/france-candidat-sarkozy/).

 

Sarkozy veut garder les profs à l’école. Autrement dit, les obliger à rester à l’école au-delà des périodes où ils donnent cours. L’idée n’est pas neuve, pas plus en Belgique qu’en France. Et, ni ici ni là-bas, elle n’a l’heur de plaire aux syndicats. Cette idée soulève en tout cas de nombreuses questions de faisabilité, mais aussi d’opportunité.

Mais, avant d’examiner si une telle réforme est envisageable chez nous, il faut d’abord préciser un certain nombre de choses. La première c’est que comparaison n’est pas raison et que la situation des enseignants belges et français n’est pas strictement identique.

L’article évoque des prestations hebdomadaires de 18 et 15 h de cours pour les certifiés et les agrégés. Il s’agit d’heures de 60 min et pas de périodes de 50 comme chez nous. Grosso modo, donc une charge d’enseignement de 1080 min et 900 min à comparer aux 1100 et 1000 minutes pour des régents et des AESI au minimum de la plage horaire.

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God is on the republicans’side !

La campagne des présidentielles démarre. Si les islamistes vous font peur, rassurez-vous, les chrétiens des USA ne sont pas marrants non plus.

Je vous propose donc une petite cure de désintoxication. Et n’oubliez pas que l’Amérique c’est peut-être loin, mais que la Hongrie c’est nettement plus près.

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